Sorceleur Wiki

Zireael est le nom du Gwyhyr de Ciri.

Sous la plume de Sapkowski[]

Elle dénuda l’épée d’un geste vif. Le feu de la cheminée se refléta sur la soudure ondoyante du fer, rougeoyant dans les ajours du fort de la lame.
—C’était cette épée-là, dit Ciri. Comme tu peux t’en douter. Prends-la en main, si tu veux. Mais fais attention, le fer en est plus tranchant qu’un rasoir. Tu sens comme le manche adhère à la main? Le manche est revêtu d’une peau de poisson, un poisson plat dont la queue se termine par une épine venimeuse.
—Une raie.
—Sans doute. La peau de ce poisson est recouverte de minuscules écailles, c’est pourquoi le manche ne glisse pas dans la main, même si la paume devient moite. Regarde ce qui est gravé sur la lame.
Vysogota se pencha, regarda de près en clignant des yeux.
—Un mandala elfique, dit-il au bout d’un instant en relevant la tête. Blathan caerme, comme on dit, la guirlande du destin, des fleurs stylisées de chêne, de spirée et de genêt. La tour, frappée par la foudre, symbole du chaos et de la destruction chez les Races anciennes... Et au-dessus de la tour...
—Une hirondelle, acheva Ciri. Zireael. Mon nom.

La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 4.


—Bel objet, en effet, dit enfin Bonhart. Du travail de gnome, ça se voit à l’œil nu. Seuls les gnomes forgeaient du fer aussi sombre, affûtaient et ajouraient les lames pour en diminuer le poids... Avoue, Esterhazy, c’est une réplique?
—Non, démentit l’armurier. C’est un original. Un véritable gwyhyr gnome. Ce pommeau a plus de deux cents ans. La monture, cela va de soi, est bien plus récente, mais je ne dirais pas que c’est une réplique. Je l'ai commandé aux gnomes de Tir Tochair qui l'ont réalisé d’après des techniques, des méthodes et des modèles anciens.
—Par la peste. Il se peut qu’effectivement je n’aie pas assez d’argent. Combien exigeras-tu pour cette lame?
Esterhazy resta silencieux quelque temps. Son visage était impénétrable.
—Je suis prêt à te la céder gratuitement, Bonhart, dit-il enfin d’une voix sourde. À titre de présent. Pour que s’accomplisse ce qui doit s’accomplir.
—Merci, Esterhazy, déclara Bonhart, visiblement surpris. Sincèrement. C’est un cadeau royal, vraiment royal... Je l’accepte volontiers. Et je suis ton débiteur...
—Non, tu ne l’es pas. L’épée est pour elle, pas pour toi. Approche, jeune fille tenue en laisse. Observe les marques gravées sur la lame. Tu ne les comprends pas, c’est évident. Mais je vais te les expliquer. Regarde. La ligne tracée par le sort est sinueuse, mais elle mène précisément à cette tour. À l’anéantissement, la destruction des valeurs établies, de l’ordre établi. Mais au-dessus de la tour, là, tu vois? Une hirondelle. Symbole d’espoir. Prends cette épée. Que s’accomplisse ce qui doit s’accomplir.

La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 4.


Notes et références[]

Notes[]


Références[]