Sorceleur Wiki
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Vilgefortz de Roggeveen
Identité
V.O.
Vilgefortz z Roggeveen
Espèce
Humain
Décès
Mars 1268
Stygga, Ebbing, Empire de Nilfgaard
Nationalité
Flag Kovir.svg Kovirienne
Statut
Affiliation(s)
Cercle des druides de Kovir
Chapitre des Talents et des Arts
Occupation(s)
Druide, Mercenaire, Magicien

Vilgefortz de Roggeveen était un magicien et un membre du Chapitre des Talents et des Arts depuis la Bataille du Mont Sodden.

Apparence et caractère[]

Vilgefortz de Roggeveen est décrit comme un jeune - on pouvait dire d'un magicien qu'il était jeune même s'il avait atteint l'âge des cent ans - mais incroyablement talentueux par Yennefer. Selon Geralt, il avait l'air d'en avoir trente-cinq, était grand et bien bâti et portait un pourpoint court selon le plastron chevaleresque, mais sans armoiries. Il avait une allure imposante, des traits nobles et beaux ainsi que la voix pure et honnête, selon Geralt. [1]. Plus tard, Yennefer le décrit comme étant d'une beauté autrefois classique, il était à présent horriblement défiguré, sillonné d’agrafes dorées et de vis qui maintenaient un cristal multifacettes dans son orbite gauche. Souvenir d'une explosion en pleine figure, libérant une force telle qu'il perdit un œil et que sa joue gauche a été arrachée, ainsi que la peau d’une bonne partie de son visage, de son cou et de sa poitrine. [2].

Vilgefortz de Roggeveen dans la Saga[]

Avant Le Sang des Elfes[]

Les druides du Cercle de Kovir trouvèrent Vilgefortz dans le caniveau à Lan Exeter. Ils l'ont ramassé et l'ont élevé. Au cours de quelque rituel druidique, ses capacités ont éclaté au grand jour. Capacités qui, de toute évidence et de manière indubitable, ont permis de déterminer sa généalogie. Deux êtres, par accident apparemment, l'avaient enfanté, et l’un d’entre eux au moins était un magicien. Celui qui a découvert ses modestes talents était effectivement un magicien, rencontré par hasard, celui-ci lui accorda une grande faveur : il lui offrit une éducation et la possibilité de se perfectionner, avec, en perspective, l’entrée dans la Confrérie des magiciens. Vilgefortz rejeta de manière désobligeante, et même ignoble. Il déversa sur le vioque toute sa colère. Il voulait qu’il se sente coupable, lui et toute sa Confrérie magique. Coupable, bien entendu, du caniveau de Lan Exeter, coupable du fait qu’un ou deux vauriens de magiciens, des crapules dénuées de cœur et de sentiments humains, l’aient jeté dans le ruisseau après sa naissance, au lieu de s’abstenir de le mettre au monde. Le magicien, cela va de soi, n’a ni compris ni accepté ce qu'il lui dis alors. Il s’est contenté de hausser les épaules et de s’en aller au loin, se laissant ainsi marquer, lui et l’ensemble de ses compagnons d’armes, du sceau des fils de pute insensibles et arrogants, dignes du plus grand des mépris.[1]

Vilgefortz qui en avait cordialement assez des druides, laissa tomber la sainte chênaie et parti à la découverte du monde. Il fit diverses choses, dont certaines d’entre elles, en a encore honte aujourd’hui. Finalement, Vilgefortz devint mercenaire. Son histoire se déroula selon le schéma classique. Soldat victorieux, soldat défait, maraudeur, pillard, violeur, meurtrier, et enfin fugitif se terrant au bout du monde pour échapper à la corde. Il se sauva jusqu’au bout du monde. Et là-bas, il connu une femme. Une magicienne. Il ne réussi à se débrouiller avec les sentiments qu'il éprouvait pour cette femme. Et puis, ses sentiments à elle, il ne su les comprendre ; elle n’a d’ailleurs guère essayé de l’y aider. Vilgefortz la quitta donc. Parce qu’elle était polyandre, arrogante, méchante, insensible et froide. Parce que la dominer était impossible, et sa domination à elle était humiliante. Il la quitta, car il savait qu’elle s’intéressait à lui uniquement pour son intelligence, sa personnalité et son mystère fascinant qui masquaient le fait qu'il n’était pas un magicien. [1]

Or elle n’avait pour habitude d’honorer de plus d’une nuit que les seuls magiciens. Il la quitta parce qu’elle était comme sa mère. Vilgefortz comprit soudainement que ce qu'il ressentait pour elle n’était pas du tout de l’amour, mais un sentiment infiniment plus complexe, plus puissant, mais difficile à définir : un mélange de frayeur, de regret, de rage, de remords et un besoin d’expiation, un sentiment de culpabilité, d’injustice et de perte, un besoin pervers de souffrance et de pénitence. Ce qu'il ressentait pour cette femme, c’était de la haine. Il la quitta et il ne put plus vivre avec le vide qui le saisit alors. Vilgefortz comprit soudain que ce n’était pas le manque de cette femme qui provoquait ce vide, mais le manque de ce qu'il ressentait à l’époque. Il devint magicien. Par haine. Et ce n’est qu’alors qu'il compris comme il avait été bête. Il avait confondu le ciel avec les étoiles qui se réfléchissaient, la nuit, sur la surface de l’étang.[1]

Le pouvoir l'attira terriblement. C’est vil, il le savait, mais il voulait être un souverain. Un souverain à qui l’on fera des courbettes, que les gens béniront pour la seule raison qu’il daigne exister, et qu’ils vénéreront comme un dieu lorsque, disons, il acceptera de sauver leur monde du cataclysme. Même s’il n’agit que par simple caprice. Vilgefortz a le cœur rempli de joie en songeant à la façon dont il récompensera magnanimement ses fidèles et punira atrocement les indociles et les insoumis. Les prières qui lui seront adressées par des générations entières reconnaissantes, en appelant à son amour et à sa clémence, seront pour son âme aussi douces que du miel. Des générations entières, des mondes entiers ! Le Sang Ancien devena pour lui la clef de la puissance et du pouvoir. Non seulement dans ce monde, voué du reste à un rapide anéantissement, mais dans tous les mondes. Toute une variété d’endroits et de temps nés après la Conjonction.[3]

Peu après la naissance de Ciri, Vilgefortz rencontra pour la première fois Emhyr var Emreis en lui rendant visite en secret à Cintra. Il se recommanda de personnes qui à Nilfgaard qui lui étaient toujours fidèles et conspiraient contre l’usurpateur. Vilgefortz lui proposa son aide et lui prouva bientôt qu’il parviendrait effectivement à l’aider. Lorsque, toujours méfiant, Emhyr lui demanda quelles étaient ses motivations, il lui déclara, sans tourner autour du pot, qu’il comptait en retour obtenir quelques faveurs. Autrement dit les grâces, privilèges et pouvoirs que lui octroierait le grand empereur de Nilfgaard. Et qu'il avait lui-même l’intention de monter très haut aux côtés de ces grands maîtres. Il sortit alors des rouleaux attachés par une peau de serpent et en recommanda le contenu à son intention. C’est ainsi qu'Emhyr prit connaissance de la prophétie. Du sort du monde et de l’univers. De ce qu'il devait faire. Et en arriva à la conclusion que la fin justifiait les moyens.[3]

Selon la prophétie qui lui servait de ligne de conduite, Emhyr devait rentrer chez lui avec sa fille. Malheureusement, cela lui était tout simplement impossible à cause de la méfiance de sa belle-mère. Et elle fit tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Or, à Cintra, il était en son pouvoir. Les choses étaient claires : il devait rentrer à Nilfgaard, mais en veillant à ce que personne ne puisse deviner qu'il était Duny, et que Ciri était sa fille. C’est Vilgefortz qui lui suggéra comment faire. Duny, Pavetta et leur fille devaient mourir. Disparaître sans laisser de traces. Pendant le voyage de Skellige à Cintra, dans les abysses de Sedna, Vilgefortz devait aspirer le bateau dans une pompe magique. lui, Pavetta et Ciri devaient auparavant s'enfermés dans une cabine sécurisée, et survivre. Quant à l’équipage il devait mourir. Malheureusement pour lui, les choses dérapèrent au moment où Emhyr apprit que Ciri n'était pas sur le pont. Il avait sous-estimé Pavetta qui l'avait percé à jour, ainsi que ses intentions. L'accident scénarisé ne se passa pas comme prévu : avant qu'ils lève l’ancre, Pavetta avait envoyé sa fille à terre. Alors qu'ils se disputaient, Pavetta passa par dessus bord et périt noyée.[3] Vilgefortz s'engagera plus tard aux côtés de la confrérie des mages du Nord dans Bataille du Mont Sodden. Sa présence et son efficacité lors de cette bataille lui permirent d'obtenir un siège au Chapitre des mages.

Dans Le Sang des Elfes[]


Dans Le Temps du Mépris[]

Alors qu'il reçoit la visite de Tissaia de Vries et d'Artaud Terranova qui l'informent d'une récente rencontre entre les rois du nord, Vilgefortz les persuade d'organiser une réunion des mages sur l'île de Thanedd le 1er juillet 1267. Lors de la réception qui a lieu sur Thanedd la veille de la réunion, il rencontre Geralt en tête à tête pour lui proposer de devenir magicien et son allié. Geralt refuse. La nuit précédant la réunion a lieu le soulèvement de Thanedd durant lequel il est arrêté avec d'autres pour trahison des royaumes du Nord au profit de l'empire de Nilfgaard. Heureusement pour lui il parvient à se libérer grâce à l'intervention naïve de Tissaia de Vries qui les croyait innocents. Francesca Findabair ayant ouvert la porte d'un passage secret dans les murs de Garstang pour permettre l'entrée d'une armée de Scoia'taels et de nilfgaardiens, il profite des combats pour partir à la recherche de Ciri que Yennefer avait fait venir sur l'île pour devenir élève de l'école de magie d'Aretuza. En poursuivant Ciri il tombe nez-à-nez avec Geralt qui refuse de le laisser approcher de Ciri, réfugiée dans la tour de Tor Lara. Après avoir vainement essayé de rallier Geralt à sa cause, un combat s'engage au cours duquel le sorceleur est "massacré" par le jeune magicien (terme employé par Francesca Findabair).

Dans La Tour de l'Hirondelle[]

Après le combat contre Geralt il essaie de suivre Ciri dans le portail de Tor Lara, mais le portail et la tour explosent suite à l'entrée de Ciri. Après la destruction de la tour de Tor Lara, personne n'a su ce qu'était devenu Vilgefortz. Il fut activement recherché par les services secrets de Rédanie, la nouvelle Loge des Magiciennes et Emhyr var Emreis qui s'est rendu compte que Vilgefortz l'a trahi et roule en réalité pour lui-même. Dijkstra, le chef des services secrets de Rédanie, découvre deux de ses cachettes dans lesquelles il rencontre des dizaines de cadavres de jeunes vierges victimes de vivisection, probablement les essais des expériences qu'il réservait à Ciri.

Quelques mois plus tard on retrouve Vilgefortz terré dans son château de Stygga où Yennefer, qui avait trouvé le moyen de se rendre dans sa cachette, est faite prisonnière. On découvre alors que l'explosion de Tor Lara lui a causé de graves blessures, notamment sur la partie gauche de visage où il a perdu un œil, ce qui explique sa disparition subite après la rébellion des magiciens sur l'île de Thanedd : il devait être trop faible pour continuer à se battre. Il précisera même que les longs et douloureux soins magiques qu'il s'inflige ne lui permettront pas de récupérer l’œil qu'il a perdu et qu'il a remplacé par un artefact en diamant.

Vilgefortz finit par retrouver la trace de Ciri et envoie Rience, accompagné de Stefan Skellen, Léo Bonhart et d'une dizaine de sbires, à sa poursuite. En route vers Tor Zireael, Ciri arrivera à tuer nombre de ses poursuivants, dont Rience, avant de pénétrer dans la tour et disparaitre au grand désespoir de Bonhart.

Dans La Dame du Lac[]

Suite à son propre voyage, Ciri se présentera d'elle-même en mars 1268 devant le château où se terre Vilgefortz, dans l'espoir de réussir à délivrer Yennefer. Trop seule elle est faite immédiatement prisonnière. Vilgefortz lui explique qu'il n'a besoin que de son placenta et qu'évidemment l'opération marquera aussi la fin de son existence, fin accompagnée de tortures qu'il a promises à Bonhart qui est friand de ce genre de choses et en veut terriblement à Ciri. Heureusement pour elle Geralt arrive peu après et un combat général commence. Poursuivie par Bonhart, Ciri arrivera à tuer ce dernier. Vilgefortz de son côté, après avoir éliminé Régis qui venait de sauver la vie de Yennefer, se retrouve face à Geralt. Alors que l'issue du combat semble être à nouveau en faveur de Vilgefortz, Geralt arrive à prendre le dessus grâce à un médaillon magique que Fringilla Vigo lui avait donné à Toussaint et achève Vilgefortz avec le sihill de Mahakam que lui avait donné Zoltan.


Sous la plume de Sapkowski[]

D’une beauté autrefois classique, il était à présent horriblement défiguré, sillonné d’agrafes dorées et de vis qui maintenaient un cristal multifacettes dans son orbite gauche.
—J’ai essayé de l’attraper quand elle a franchi le portail de la tour de la Mouette, expliqua tranquillement le magicien. Je voulais lui sauver la vie, certain que le portail la tuerait. J’étais naïf! Elle est passée sans problème, libérant une force telle que le portail a éclaté et m’a explosé à la figure! J’ai perdu un œil et ma joue gauche a été arrachée, ainsi que la peau d’une bonne partie de mon visage, de mon cou et de ma poitrine. C’est très désagréable, très douloureux, et ça complique énormément la vie. C’est aussi bien laid, n’est-ce pas? Ah! Il aurait fallu me voir avant que je commence à me régénérer à l’aide de la magie.

La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 11.


Vilgefortz de Roggeveen dans les adaptations[]

Dans Gwent: The Witcher Card Game[]

Arbre des récompenses[]

Parchemin 1 : Vilgefortz de Roggeveen était un mage particulièrement puissant, un vétéran de la bataille de Sodden et un membre du Conclave des magiciens, du moins jusqu'à sa dissolution après le bain de sang qui suivit le soulèvement de Thanedd, dont il fut l'un des principaux instigateurs.
Parchemin 2 : Incroyablement beau, diablement intelligent et très doué pour son âge, Vilgefortz inspirait l'admiration et le respect de tous ceux qui le connaissaient. Pas étonnant donc que beaucoup de ses pairs aient envié son heureuse situation, mais ces attributs étaient loin de satisfaire ses nobles aspirations. Il voulait bien plus.
Parchemin 3 : En effet, Vilgefortz était un homme follement ambitieux, dont les actes étaient grandement dictés par son désir implacable de devenir la personne la plus puissante au monde, voire de l'espace-temps, si une telle chose est envisageable.
Parchemin 4 : Pour assouvir ce désir dévorant, le mage conclut un pacte avec l'empereur du Nilfgaard, trahit promptement ses compatriotes et ses semblables, et massacra quiconque osait freiner sa progression. Hélas, Vilgefortz se fit un ennemi de trop sur sa route vers le pouvoir absolu et finit par être rattrapé par ses péchés.
Coffre 1 : Vilgefortz n'eut pas besoin du pouvoir absolu pour devenir absolument corrompu. En effet, la simple recherche d'un tel pouvoir suffit à le changer de manière irrémédiable. Pour des raisons inconnues, poussé par un désir irrépressible de réaliser ses ambitions de grandeur, Vilgefortz chercha à s'élever au niveau des dieux et se laissa dévorer complètement par ce projet. Pour parvenir à ses fins, il était convaincu d'avoir besoin du sang ancien, qui coulait justement dans les veines d'une enfant surprise aux cheveux cendrés. Hélas pour le mage mégalomane, la descendante de Lara Dorren était entourée d'alliés redoutables et terriblement loyaux, et Vilgefortz trouva la mort sur la pointe d'une épée de sorceleur.
Coffre 2 : Vilgefortz n'avait jamais vraiment éprouvé d'empathie. Pour lui, c'était un concept aussi étranger que les plus lointaines étoiles du ciel nocturne. Toutefois, il l'avait perçue chez d'autres et en comprenait parfaitement l'intérêt dans un contexte social. En réfléchissant à l'importance d'un tel talent, il aboutit à la conclusion qu'il lui serait bénéfique de maîtriser le pouvoir de l'empathie pour s'en servir à son avantage. Il l'étudia donc, observant attentivement comment la compassion et la sympathie servaient à nouer des relations, à souder des amitiés et, plus important encore pour le mage, comment elles pouvaient servir à manipuler les gens. Il imita ce qu'il voyait, travailla ses prestations et perfectionna sa routine. Rapidement, il fut capable de manipuler les émotions d'autrui aussi habilement qu'il maniait un bâton ou modelait l'élément du feu. Comme s'il tirait simplement les ficelles d'une marionnette, il transforma ses connaissances en jouets obéissants. Liés à Vilgefortz par une loyauté indéfectible, beaucoup de ses sbires furent poussés à commettre des actes ignobles pour son compte, certains allant même jusqu'à se sacrifier pour faire avancer la cause du mage.
Coffre 3 : Durant la longue période où il œuvra comme mercenaire, Vilgefortz voyagea aux quatre coins du monde, assimilant les coutumes de différentes cultures et apprenant le maniement de diverses armes exotiques, dont sa préférée, le bâton de combat. Combattant déjà redoutable, le mercenaire développa encore ses capacités en apprenant l'art de la magie. En puisant dans les plans élémentaires, il imprégnait son bâton du pouvoir du chaos. D'un rapide coup de poignet, il pouvait abattre son arme avec la puissance d'un bélier, tout en gardant la légèreté d'un nuage de fumée. Qui plus est, il se servait de la magie pour agir avec une précision quasi parfaite et aiguiser ses réflexes à l'extrême. Partant, on ne peut qu'avoir pitié des idiots qui eurent le malheur de défier Vilgefortz en combat singulier, car l'issue de l'affrontement était sûrement déterminée bien avant que le mage n'ait porté son premier coup de bâton, qui était aussi souvent le dernier.

Apparitions[]

Notes et références[]

Notes[]


Références[]

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Le Temps du Mépris, Chapitre 3.
  2. La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 11.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 La Dame du Lac, Chapitre 9.