Sorceleur Wiki

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La Goule (V.O. : Ghul) est un monstre qui dévore les cadavres mais aussi les vivants lorsqu’elle a faim ou qu’elle est prise de délire.[1]

Sous la plume de Sapkowski[]

[...]Là, demeurait un être qui ne vivait que pour tuer. Poussé par la faim, pour le plaisir, esclave de la volonté maladive de quelqu’un ou pour d’autres motifs encore : une manticore, une wyvern, un brouillardier, une aeschne, un rynchote, une chimère, une goule, un vampire, un graveir, un loup-garou, un gigascorpion, une strige, une mangeresse, une kikimorrhe, une vyppère. Suivaient une danse dans l’obscurité et un coup de glaive. Je pouvais lire ensuite le dégoût et l’épouvante dans les yeux de celui qui me remettait mon dû.
— « La voix de la raison 4 », dans la collection Le Dernier Vœu.


— Hum… Une goule, oncle Vesemir, c’est un monstre qui dévore les cadavres. On peut en rencontrer dans les cimetières, à proximité des tertres funéraires, partout où les morts sont enterrés. Dans les néc… nécropoles. Sur les lieux de combats, les champs de batailles…
— Elle n’est donc dangereuse que pour les trépassés ?
— Non, pas seulement. La goule attaque aussi les vivants. Lorsqu’elle a faim ou qu’elle est prise de délire. Si, par exemple, il y a une bataille… et que beaucoup de gens meurent…

Le Sang des Elfes, Chapitre 3.


— C’est pour cela que tu apprends à connaître les goules, Ciri. On a peur de ce que l’on ne connaît pas. Ce que l’on sait combattre devient moins dangereux. Comment combat-on une goule, Ciri ?
— Avec une épée en argent. La goule est sensible à l’argent.
— Et à quoi d’autre ?
— À la lumière vive. Et au feu.
— On peut donc la combattre à l’aide de la lumière et du feu ?
— Oui, mais c’est dangereux. Un sorceleur n’utilise ni la lumière ni le feu, parce qu’ils l’empêchent de bien voir. Chaque lumière produit des ombres, et les ombres empêchent le sorceleur de bien s’orienter. C’est pourquoi il faut toujours combattre de nuit, à la lumière de la lune ou des étoiles.

Le Sang des Elfes, Chapitre 3.


—Mais, mes mignons, c’est Saovine, voyons! Quelle musique, quels chants? Faut pas! La musique de Saovine, c’est le vent, là, derrière la fenêtre! Ce sont les loups-garous qui hurlent et les vampires, les mamounes qui se lamentent et gémissent, les goules qui grincent des dents! Sans oublier la plainte de la beann’shie, et son cri, qui annonce à celui qui l’entend une mort prochaine. Chaque mauvais esprit quitte sa cachette, les sorcières s’envolent pour leur dernier rassemblement avant l’hiver! Saovine est la nuit des grandes peurs, des revenants et des apparitions! Pas question d’aller au bois, au risque de te faire mordre par l’esprit des forêts! Pas question de traverser l’ossuaire, au risque de te faire empoigner par un macchabée! D’ailleurs, mieux vaut ne pas sortir de chez soi et, pour plus de sécurité, planter sur le seuil un couteau en fer neuf, le Mal n’osera pas passer par-dessus. Les matrones devront bien surveiller leurs marmots, car une roussalka ou une pleureuse pourrait les enlever la nuit de Saovine, et glisser en douce à leur place des êtres étranges et laids. Et mieux vaut pour une femme enceinte qu’elle ne sorte pas de chez elle du tout, car la sorcière de la nuit pourrait ensorceler le fœtus dans son ventre! Au lieu d’un enfant, c’est d’une strige aux dents de fer qu’elle accoucherait...
La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 10.


Notes et références[]

Notes[]


Références[]

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Le Sang des Elfes, Chapitre 3.