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Foltest de Temeria est le fils de Sancia de Sodden et Medell, roi de Temeria. Il eut avec sa propre sœur Adda de Temeria une fille, Adda la Blanche. Avec Maria Luiza La Valette, il eut un fils, Bussy La Valette et une fille, Anaïs La Valette.[1]

Apparence et caractère[]

Selon Geralt, Foltest était mince et avait un trop joli visage. Il estima également qu'il ne devait pas avoir encore la quarantaine.[2].

Foltest de Temeria dans la Saga[]

Avant Le Sorceleur[]

Quand Foltest était encore prince héritier, sous le règne du vieux Medell, son père, Sa Gracieuse Majesté montrait déjà de quoi elle était capable, et elle était capable du pire. La noblesse comptaient que ça lui passerait avec l’âge. Or, à peine couronné, dès la mort du vieux roi, Foltest s’est surpassé. Au point qu'ils eurent tous la mâchoire qui se décrocha. Pour être bref, disons qu’il est allé jusqu’à faire un enfant à sa propre sœur, Adda. Adda était sa cadette, ils étaient inséparables. Mais personne ne se doutait de rien. Enfin, la reine, peut-être… Bref, voilà qu’ils découvre qu’Adda a un gros ventre, et Foltest commence à causer mariage. La situation était alors diablement tendue. Vizimir de Novigrad, qui avait décidé de marier sa Dalka à Foltest, avait envoyé une ambassade. [2]

La noblesse eurent toutes les peines du monde à empêcher le roi, en le retenant par les pieds et les mains, de courir insulter les émissaires. C’est heureux qu'ils surent y arrivés, car Vizimir n’aurait pas manqué de les étriper pour se venger de cet affront. Ensuite, grâce à l’aide d’Adda qui a influencé son cher frère, ils réussirent à dissuader le gamin d’un mariage précipité. Puis Adda accoucha... Il n’y a pas eu beaucoup de gens à voir de près la chose qui est née. Mais l’une des deux accoucheuses s’est jetée par une fenêtre du donjon. Quant à l’autre, elle a eu un coup de folie et en est restée timbrée. C’était une fille. D’ailleurs, elle est morte aussitôt ; personne, semble-t-il, ne s’était empressé de nouer son cordon ombilical. Adda, pour son bonheur, est morte en couches. Et ensuite, mon frère, Foltest a joué les imbéciles, pour la énième fois. Il garda l'enfant dans un sarcophage, dans les souterrains du palais.[2]

Pendant les sept années qui ont suivi son enterrement, ils ont eu la paix. Mais voilà qu’une nuit, c’était la pleine lune, on entend du tapage au château, des cris, une confusion indescriptible ! Dans son cercueil, le bébé avait grandi, beaucoup grandi, et des dents lui avaient poussé, bien comme il faut. En un mot, c’était devenu une strige. Foltest rameuta toute une foule de sorciers. C’était à celui qui glapirait le plus fort ; ils ont presque failli en venir aux mains. Les conseils de certains sorciers ne paraissaient pas bêtes du tout. L’un d’eux proposait de mettre le feu au château, le sarcophage et la strige auraient brûlé avec. Un autre conseillait de lui trancher la tête d’un coup de bêche. D’autres étaient partisans de ficher des chevilles en bois de tremble dans différentes parties de son corps ; en plein jour, bien sûr, quand la diablesse dormait dans son cercueil, épuisée après ses réjouissances nocturnes. Hélas, il s’en est trouvé un, un bouffon avec un bonnet pointu perché sur son crâne chauve, un ermite bossu, pour inventer qu’un charme avait été jeté sur l’enfant et qu’il était possible de le rompre ; ensuite la strige redeviendrait la petite fille de Foltest, mignonne comme un cœur ; pour cela, il n’y avait qu’à passer toute une nuit dans la crypte et le tour serait joué. [2]

Après quoi, Foltest alla passer la nuit au manoir. Comme on peut s’en douter, il n’en est pas resté grand-chose, juste son bonnet et son gourdin. Mais Foltest s’accrocha à cette idée comme du gratte-cul à la queue d’un chien. Il interdit toute tentative de tuer la strige et convoqua à Wyzima des charlatans des coins les plus reculés du pays, pour qu’ils désenvoûtent la princesse. Il fallait voir la compagnie ! Elle était pittoresque ! Des bonnes femmes tordues, des boiteux, si sales, si pouilleux que c’était pitié. Et que je t’opère un charme par-ci et que je t’opère un charme par-là, de préférence devant une assiette de soupe et un pot de bière. Bien sûr, plusieurs ont été rapidement démasqués par Foltest ou par le conseil ; quelques-uns ont même été condamnés au pilori, mais il n’y a pas eu assez de condamnations. Si ça n’avait tenu qu’à Velerad, ils auraient tous été pendus. Pendant ce temps, la strige continuait à déchiqueter à belles dents tous ceux qui se présentaient, sans faire de quartier, faisant fi des escrocs et de leurs formules magiques.[2]

Ça dura six ans, car la “chose” est née il y a à peu près quatorze ans. Entretemps, Foltest et son conseil ont eu d’autres soucis, ils se sont battus contre Vizimir II le Juste, pour des motifs sérieux et qu’on pouvait comprendre – une affaire de poteaux de bornage qu'ils voulaient déplacer –, et non pas pour des affaires de filles ou de liens de parenté. Foltest, soit dit entre parenthèses, commença enfin à envisager vaguement de se marier et examina les portraits qu’envoyaient les cours voisines, alors que jusqu’ici, il avait l’habitude de les jeter dans les latrines. Mais sa manie le reprend de temps en temps ; il envoie alors des hommes à cheval à la recherche de nouveaux sorciers. Et puis promis une récompense de trois mille orins, à la suite de quoi sont apparus quelques toqués, des chevaliers errants, même un pâtre, un innocent connu dans toute la contrée. Paix à son âme. Quant à la strige, elle se porte bien. Elle dévore juste quelqu’un de temps en temps et expédie près d’une cinquantaine de personnes par an, même s’il y a moins de victimes aujourd’hui parce que tout le monde se tient à distance du château.[2]

Dans Le Sorceleur[]


Dans Le Sang des Elfes[]


Dans La Dame du Lac[]


Sous la plume de Sapkowski[]

Foltest était mince, il avait un joli, un trop joli visage. Il ne doit pas avoir encore la quarantaine, estima le sorceleur. Assis sur un nain sculpté dans du bois noir, le roi avait les jambes tendues vers l’âtre auprès duquel se réchauffaient deux chiens. Sur un coffre à côté de lui, était assis un homme barbu, d’âge mûr, solidement bâti. Un autre homme se tenait debout derrière le roi. Richement vêtu, le visage empreint de fierté. C’était un grand dignitaire.
— « Le sorceleur », dans la collection Le Dernier Vœu, Chapitre ?.


Foltest, seigneur de Témérie, du Pontar, de Mahakam et de Sodden et, depuis peu, seigneur protecteur de Brugge, exposait à la vue de tout le monde son noble profil, le visage tourné vers la fenêtre.
Le Sang des Elfes, Chapitre 6.


— Si les non-humains veulent la guerre, ils l’auront ! intervint Foltest de Témérie. J’ai toujours été un partisan de l’unité et de la cohabitation, mais s’ils préfèrent l’épreuve de force, alors nous verrons bien qui est le plus fort. Je suis prêt. J’ai l’intention d’anéantir les Écureuils présents en Témérie et à Sodden en six mois. Ces terres ont déjà été baignées par le sang des elfes que nos aïeux ont fait couler. Je considère cela comme une tragédie, mais je ne vois pas d’autre issue… Il faut pacifier les elfes.
Le Sang des Elfes, Chapitre 6.


— Emhyr var Emreis. Il n’est pas marié. Et puis, il est plus jeune que toi, Foltest.
Le Sang des Elfes, Chapitre 6.


— D’ailleurs, tu vis en cachette avec la baronne de La Valette depuis quatre ans, déclara Meve dans un sourire. Vous vous aimez comme deux tourtereaux, et vous attendez que le vieux baron crève enfin. Ne me regarde pas ainsi ! Nous sommes tous au courant. Pourquoi crois-tu que nous payions des espions ? Mais, cher cousin, plus d’un roi serait prêt à sacrifier son bonheur personnel pour le trône de Cintra…
Le Sang des Elfes, Chapitre 6.


Titres et honneurs[]

Titulature complète[]

Apparitions[]

Notes et références[]

Notes[]


Références[]