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Cirilla Fiona Elen Riannon est la fille de Pavetta Fiona Elen, princesse de Cintra, et Duny. Elle est la petite fille de Calanthe Fiona Riannon.

Apparence et caractère[]

Cirilla avait des yeux verts et extraordinairement grands qui donnaient à son visage un air d’enfant innocent qui jurait singulièrement avec sa joue affreusement mutilée. Ce type de nature : une sorte d’éternelle enfant aux grands yeux, une physionomie qui éveillait d’emblée la sympathie. Petite fille à jamais, même lorsque son vingtième, et même son trentième anniversaire seraient oubliés depuis longtemps. [2].

Certaines personnes affirmaient avoir immédiatement ressenti, dès leur première rencontre avec elle, le souffle de la mort qui se déplaçait derrière la jeune fille. Jaskier, pour sa part, elle lui avait semblé tout à fait ordinaire, et il savait pourtant qu’elle n’avait rien d’ordinaire ; aussi s’efforça-t-il instamment de découvrir en elle, de déceler, de ressentir ce qu'elle avait d’inhabituel. Mais il n’a rien trouvé, rien perçu. Rien qui aurait pu être le signal, l’annonce ou le présage des événements tragiques qui suivirent. Ceux dont elle était la cause. Et ceux qu’elle occasionnait elle-même. [3].

Cirilla Fiona Elen Riannon dans la Saga[]

Avant L'Épée de la Providence[]

Cirilla est née en 1253 sur les îles de Skellige. Peu après sa naissance, sa grand-mère, Calanthe Fiona Riannon commença à faire des plans pour la marier. Voulant renforcer les liens de Cintra avec la principauté d'Attre, elle commença avec Windhalm d'Attre. Les fiançailles eurent officiellement lieu mais quatre ans plus tard, sous l'influence de Pavetta, Calanthe rompit les fiançailles.[4] Dans le même temps, son père, Emhyr var Emreis prit connaissance de la prophétie par Vilgefortz de Roggeveen et en arriva à la conclusion que la fin justifiait les moyens. Selon la prophétie qui lui servait de ligne de conduite, il devait rentrer à Nilfgaard, mais en veillant à ce que personne ne puisse deviner qu'il était Duny, et que Ciri était sa fille. C’est Vilgefortz qui lui suggéra comment faire. Duny, Pavetta et leur fille devaient mourir. Disparaître sans laisser de traces.[5]

Dans les années 1250, pendant le voyage de Skellige à Cintra, dans les abysses de Sedna, Vilgefortz devait aspirer le bateau dans une pompe magique. Lui, Pavetta et Ciri devaient auparavant s'être enfermées dans une cabine sécurisée pour survivre. Quant à l’équipage, il devait mourir. Malheureusement pour lui, les choses dérapèrent au moment où Emhyr apprit que Ciri n'était pas sur le pont. Il avait sous-estimé Pavetta qui l'avait percé à jour, ainsi que ses intentions. L'accident scénarisé ne se passa pas comme prévu : avant qu'ils ne lèvent l’ancre, Pavetta avait envoyé sa fille à terre. Emhyr devint furieux en l’apprenant. Elle aussi et fut prise d’hystérie. Pendant la bagarre, Pavetta tomba par-dessus bord. Avant qu'Emhyr eu le temps de sauter à sa suite, Vilgefortz avait aspiré le bateau dans sa pompe. Sa tête heurta quelque chose et il perdit connaissance. Emhyr survécu par miracle, enchevêtré dans les cordages. Il se réveilla avec des bandages partout et avec la main cassée…[5] Après la mort de Pavetta, Calanthe fiança Ciri au prince Kistrin, fils du roi Ervyll de Verden.[4] et en 1259, Geralt de Riv renonça à son droit de surprise sur celle-ci.[6]

Dans L'Épée de la Providence[]

Après L'Épée de la Providence[]

En 1263, les Nilfgaardiens s’introduisirent sans coup férir dans Cintra, ils étaient des milliers et avaient cerné les armées de Cintra dans la vallée du Marnadal. La bataille a duré toute la journée : de l’aurore au crépuscule. Les troupes de Cintra ont résisté vaillamment avant d’être décimées. Eist Tuirseach succomba, et c’est alors que Calanthe, évitant que son armée succombe à la panique et se disperse, sut réunir autour d’elle et de son étendard tous ceux pouvant encore combattre et a formé une ligne de défense qui recula jusqu’à la rivière, du côté de la ville. Tous les soldats encore valides l’ont suivie. Avec une poignée de chevaliers, elle a couvert la traversée des troupes en protégeant leurs arrières. On dit qu’elle s’est battue comme un homme en se lançant dans le plus fort de la bataille. Des piques l’ont empalée lorsqu’elle a chargé contre l'infanterie nilfgaardienne. Elle a alors été évacuée vers la ville.[7] Quand les Nilfgaardiens ont pénétré dans Cintra, Calanthe ordonna qu’on emmène secrètement Ciri hors de la cité. La ville était déjà en feu. Les Noirs étaient partout, les chances de leur échapper étaient nulles. Au vu des risques, on déconseilla à la reine de mettre son plan à exécution et suggéra que Ciri capitule officiellement devant le hetman de Nilfgaard; de cette manière elle sauverait sa tête et l’État de Cintra. En revanche, si elle s’enfuyait dans les rues en flammes, elle serait à coup sûr bêtement massacrée par la canaille soldatesque. Mais la Lionne refusa est leur dit «Mieux vaut que le sang de la jeune fille se répande sur les pavés de Cintra plutôt que d’être souillé. » [8]

Lors de la prise de la ville, au moment où ils se préparèrent à encercler le château, un espion à la cour de Cintra s'éclipsa et fit savoir à Cahir Mawr Dyffryn aep Ceallach qu’on essayait de faire quitter les lieux à la princesse. Plusieurs groupes comme le sien furent constitués. Par le plus grand des hasards, ceux qui emmenaient Ciri sont tombés sur son groupe. Une course-poursuite s’est engagée dans les rues de la ville, dans un quartier qui avait déjà pris feu. C’était un véritable enfer. Partout, des rideaux de flammes, des murs de feu. Les chevaux ne voulaient plus avancer et les hommes n’étaient pas non plus très enclins à les faire accélérer. Ses subalternes - il en avait quatre avec lui - ont commencé à pester, à crier qu'il avait perdu l’esprit, qu'il les menait tout droit à leur perte... Il eut toutes les peines du monde à garder le contrôle...[9]

Ils ont continué à les poursuivre à travers les ruelles en flammes et les ont rattrapés. Soudain, ils se sont retrouvés là, devant eux, cinq cavaliers cintrasiens. Et la fauche a commencé, avant qu'il n'ait eu le temps d’avertir ses hommes de prendre garde à la jeune fille. Celle-ci, du reste, s’était retrouvée à terre immédiatement, celui qui la transportait sur son arçon étant mort le premier. Un de ses hommes la releva et l’installa sur son cheval mais il n’alla pas bien loin : un des Cintrasiens l’attaqua par-derrière et le transperça. Cahir vit la lame passer à un pouce de la tête de Ciri, qui tomba de nouveau dans la boue. Elle était à demi inconsciente tant elle était effrayée, il l'a vit se serrer contre le mort, tenter de se glisser sous lui... Comme un chat près de sa mère morte... Elle ne savait même pas qu'elle se pressait contre un ennemi. Un Nilfgaardien... Ils restèrent seuls, elle et Cahir. Tout autour de eux, il n’y avait plus que des cadavres et des flammes. Ciri rampait dans une flaque, mais l’eau et le sang s’évaporaient de plus en plus vite sous l’effet du brasier environnant. Un bâtiment s’écroula soudain, il n'y voyait plus rien à travers les étincelles et la fumée. Son cheval ne voulait pas avancer. Il appelait Ciri, lui demandait de venir vers lui ; il avait la voix enrouée à force de crier, tentant vainement de surmonter le rugissement des flammes. Elle le voyait, elle l’entendait, mais restait sans réaction. Son cheval ne voulait pas bouger, et lui ne pouvait rien faire. Cahir dut mettre pied à terre. Il ne pouvait pas la soulever d’une main tout en tenant de l’autre les rênes ; son cheval s’agitait tellement qu’il faillit se renverser. Quand il voulut la soulever, elle commença à crier, puis son corps se tendit et elle perdit connaissance. Cahir l'enveloppa dans son manteau qu'il avait auparavant trempé dans une mare d’eau, de boue, de purin et de sang. Et ils partirent, droit à travers le feu.[9]

Lui-même ne savait pas par quel miracle ils réussirent à en réchapper. Soudain Cahir vit une brèche dans un mur et ils se retrouvèrent au bord de la rivière... à l’endroit précis où s’étaient rassemblés les Nordlings en fuite. Il ne pouvait pas plus mal tomber ! Il jeta son heaume d’officier car même si les ailes avaient brûlé, on l’aurait reconnu immédiatement. Quant à ses autres vêtements, ils étaient tellement roussis qu’ils ne pouvaient le trahir. Mais si la fille avait été consciente, si elle avait crié, ils l'auraient écharpé de leurs épées. Il eut de la chance. Cahir parcourut près de quatre miles avec eux, puis resta en arrière et se cacha dans les fourrés, près de la rivière qui charriait les cadavres. Ciri était affreusement sale. Cahir dû la déshabiller... Elle ne se défendait pas, ne criait pas. Simplement elle tremblait, gardant les yeux fermés. Chaque fois qu'il l’effleurait, pour la laver ou l'essuyer, elle se tendait et se raidissait... Il savait qu'il aurait dû lui parler, l'apaiser mais il était soudain incapable de trouver les mots dans sa langue qui était pourtant celle de sa mère, qu'il connaissait depuis l’enfance. Ne pouvant la réconforter par les mots, il voulait l'apaiser en la touchant, délicatement... Mais au moindre contact elle se raidissait et se mettait à piailler comme un poussin...[9]

Ciri s'endormit et Cahir en fit autant. Ils étaient morts d’épuisement. Lorsque il se réveilla, elle n’était plus là. [9] Livrée à elle-même, Ciri parvient à se faufiler entre les cohortes de Nilfgaard. Elle échappa aux maraudeurs qui rôdaient dans les villages, se livraient au pillage et tuaient tout le monde sur leur passage. Elle survécu pendant deux semaines dans les forêts d'Autre Rive, complètement seule et erra un mois durant avec un groupe de réfugiés, travaillant aussi durement qu’eux, affamée comme ils ont pu l’être. Elle connu presque six mois de dur labeur à la ferme, auprès du bétail, après avoir été recueillie par une famille de paysans.[10]

Dans Quelque chose en plus[]

Dans Le Sang des Elfes[]

Le sorceleur emmena Ciri avec lui à Kaer Morhen où elle subit un entraînement partiel de sorceleur avec Vesemir, Lambert, Eskel et Coën mais sans les mutations. La supervision de Triss Merigold fut également nécessaire à son éducation de jeune fille. C'est durant son séjour à Kaer Morhen qu'il fut confirmé qu'elle était une source.

Geralt et Triss l'emmenèrent plus tard au Temple de Melitele à Ellander. Elle y suivit au début les enseignements de Nenneke, puis ceux de Yennefer qui commença l'initiation de Ciri à la magie. Alors que les rumeurs d'une nouvelle guerre commençaient à se répandre, Ciri et Yennefer quittèrent Ellander pour Gors Velen puis l'Île de Thanedd où la magicienne voulait inscrire Ciri à l'école de magie d'Aretuza.

Peu après leur arrivée sur l'Île de Thanedd, Yennefer voulut faire participer la jeune fille et Geralt qui les avait rejointes à la conférence annuelle des mages du 1er juillet 1267. Cependant, les choses ne se déroulèrent pas comme prévu. Un coup d’état eut lieu durant la nuit précédant la conférence. Cahir, chevalier nilfgaardien, puis le mage Vilgefortz essayèrent de capturer Ciri mais ils échouèrent quand la fille s'échappa par le portail magique de Tor Lara qui se trouvait sur l'île. Le portail était réputé cassé et instable, mais il s'ouvrit devant Ciri. Son instabilité étant cependant avérée, Ciri fut éjectée dans les airs au dessus d'un désert, le désert de Korath.

Ignorant où elle était et sans recours évident, la fille décida de quitter ces terres sauvages par l'ouest. Malheureusement, elle tourna plusieurs fois en rond avant de décider d'employer les étoiles comme guide. Dans le désert elle rencontra une jeune licorne à laquelle elle donna le nom de Petit Cheval et toutes deux s'aidèrent pour essayer de survivre. Ciri manqua de mourir d'épuisement, de déshydratation et de faim, ce qui lui donna un fort ressentiment envers le reste du monde.

Retrouvée par des nilfgaardiens, sur le point d'être violée mais libérée par une bande de jeunes bandits nommée les Rats, elle décida de rester avec la bande et prit le nom de Falka. Le chasseur de primes Léo Bonhart fut embauché par Stefan Skellen pour tuer Ciri et par le baron Casadéi pour la capturer vivante. Bonhart réussit à tuer les Rats et les décapita après leur décès mais, contrairement aux engagements qu'il avait pris, il ne tua pas Ciri et ne l'apporta pas au baron Casadéi car il soupçonnait que la jeune fille soit plus qu'une simple rebelle. Bonhart l'emprisonna pendant un moment, la battant, la maltraitant et la forçant à combattre et tuer dans l'amphithéâtre de Claremont qui appartenait à son cousin Houvenaghel.

Ciri réussit à s'échapper avec l'aide de Nératine Ceka alors que Bonhart l'avait emmenée au village de la Licorne la veille de l'équinoxe du 23 septembre 1267. Bonhart était venu à La Licorne pour rencontrer Skellen et Rience afin de négocier la vente de Ciri. Bonhart tua Nératine et Skellen blessa sérieusement Ciri au visage avec une étoile d'acier alors qu'elle fuyait le village sur sa jument, Kelpie.

Quatre jours plus tard, le 27 septembre, Ciri fut découverte proche de la mort par Vysogota de Corvo, qui la cacha et la guérit dans l’ermitage qu'il s'était bâti au cœur du marais de Pereplut. Elle resta un long mois avec Vysogota pour se remettre de tous les sévices qu'elle avait endurés. Peu avant Saovine, conseillée par Vysogota, elle finit par partir pour trouver la Tour de l'Hirondelle. Skellen, Rience et Bonhart la pourchassèrent en suivant les instructions de Vilgefortz mais ils ne purent la capturer avant qu'elle ne s'échappe en entrant dans Tor Zireael.

Le portail de Tor Zirael emmena Ciri directement dans un autre monde où se trouvaient des elfes, les Aen Elle. Ceux-ci lui dirent qu'ils l'attendaient depuis longtemps et la gardèrent prisonnière. Avallac'h lui apprit qu'elle était la lointaine descendante d'une érudite elfe, Lara Dorren, et qu'elle était porteuse d'un gène très spécial, le Sang Ancien. Ils voulaient que Ciri donne un enfant à Auberon Muircetach, leur vieux roi, pour transmettre le Sang Ancien à leur peuple et lui promirent la liberté une fois l'enfant né. Ciri céda mais Auberon était très vieux et n'avait aucun appétit pour les humaines aussi l'acte ne put jamais aller à son terme. Ciri finit par comprendre qu'elle pouvait s'enfuir et, aidée par des licornes parmi lesquelles elle reconnut Petit Cheval (de son vrai nom Ihuarraquax), elle utilisa ses pouvoirs pour se projeter dans le temps et les mondes. Après avoir visité de nombreux mondes en des temps très différents, Ciri, guidée par Nimue, finit par se retrouver devant la cachette de Vilgefortz en mars 1268.

A peine arrivée au château de Stygg, Ciri fut capturée et livrée à Vilgefortz et Leo Bonhart qui y détenaient déjà Yennefer. Fort heureusement Geralt et sa hanse arrivèrent peu après et un combat général s'engagea dans tout le château. Après que Geralt ait libéré Ciri, un combat à mort s'engagea entre Ciri et Bonhart et finalement ce fut Ciri qui réussit à tuer le mercenaire. Geralt de son côté était parti liquider définitivement Vilgefortz et finit péniblement par y arriver, au prix de la mort de tous ses compagnons. Geralt et Ciri, suivis de Yennefer, se retrouvèrent ensuite face aux hommes de Skellen. Le sorceleur et la sorceleuse, côte à côte, réussirent à prendre l'avantage sur leurs adversaires au cours d'un combat sanglant en descendant l'escalier principal du château. A ce moment les troupes de Nilfgaard envahirent le château et l'empereur en personne fit son apparition. A leur grande surprise, après une explication privée houleuse entre Geralt et l'empereur durant laquelle l'empereur avoua être en réalité le père de Ciri, Duny, ce dernier renonça à emmener Ciri pour l'épouser comme il l'avait prévu et finit par relâcher Geralt, Ciri et Yennefer qui purent enfin vivre ensemble durant quelques semaines une liberté retrouvée.

Deux mois plus tard, Ciri, partie avec Yennefer traiter avec la Loge des Magiciennes pour solder son passé, devait retrouver Geralt à Rivie le 7 juin 1268. Geralt était parti à Rivie pour retrouver ses vieux amis Jaskier, Zoltan Chivay et Yarpen Zigrin. Malheureusement ce jour là un pogrom contre les non-humains commença à Rivie et, face au massacre injuste des populations non-humaines, Geralt ne put s'empêcher d’intervenir "une dernière fois". Mal lui en prit puisqu'un coup de fourche mortel le mit à terre. Yennefer, qui arrivait à ce moment là avec Triss merigold, essaya de le guérir mais, blessée auparavant dans la mêlée, s'y épuisa et s'effondra. Alors que Ciri se désespérait, la licorne Ihuarraquax qui l'avait déjà aidée chez les Aen Elle arriva près d'eux. Ciri toucha la corne de la licorne et utilisa le pouvoir de cette dernière pour envoyer vers Geralt et Yennefer un ruban de clarté scintillante et ardente comme la lave. Puis elle demanda à Jaskier, Triss, Zoltan et Yarpen Zigrin de l'aider à les mettre tous deux dans une barque, les emmena sur le lac et disparut dans la brume. Personne ne revit plus jamais Ciri, Yennefer et Geralt.

Ciri sauta dans le temps et l'espace pour déposer Yennefer et Geralt dans un lieu enchanteur isolé du monde. Puis elle sauta à nouveau dans le temps et l'espace car elle savait que la Chasse Sauvage des Aen Elle continuerait de la poursuivre. Elle se retrouva par hasard dans le monde des légendes d'Arthur. Courtisée par Galaad qui la prenait pour la Dame du Lac, elle accepta finalement de partir faire un bout de chemin avec lui.

Sous la plume de Sapkowski[]

Geralt observait la petite fille. Ses cheveux gris cendre décoiffés, parsemés d’aiguilles de pin et de feuilles, sentaient néanmoins la propreté : nulle odeur de fumée, d’étable ou de graisse. Ses mains, sales assurément, étaient menues et délicates, sans cicatrice ni marque. L’habit d’enfant qu’elle portait, une vareuse grise à capuchon rouge, ne trahissait nulle origine, mais ses chaussures montantes avaient été confectionnées en cuir de veau. Il ne s’agissait décidément pas d’une enfant de la campagne.
L'Épée de la Providence, Chapitre ?.

Le sang de Calanthe coule dans les veines du Lionceau. Un sang très chaud. J’ai connu Cali lorsqu’elle était jeune. Dès qu’elle voyait un garçon, elle trépignait tellement que, si on lui avait glissé des brindilles sous les pieds, elle se serait changée en torche vivante. Sa fille, Pavetta, la mère du Lionceau, était son portrait craché. Alors le Lionceau doit assurément lui ressembler.
Le Sang des Elfes, Chapitre ?.

— Oui, Nenneke, déclara-t-elle. Cela ne fait aucun doute. Il suffit de regarder ses yeux verts pour savoir qu’il y a quelque chose en elle. Un front haut, des sourcils au dessin régulier, un joli écartement des yeux. Un nez fin, de longs doigts, un pigment de cheveux rare. C’est le sang des elfes, à n’en pas douter, bien qu’elle n’en ait pas beaucoup. Son arrière-grand-père ou son arrière-grand-mère était de race elfique. Je me trompe ?
Le Sang des Elfes, Chapitre ?.

« Dire que je la connaissais serait exagéré. Je pense que, hormis le sorceleur et la magicienne, personne ne la connaissait vraiment. Lorsque je l’ai vue pour la première fois, elle ne m’a pas réellement fait grande impression, bien que les circonstances liées à cette première fois aient été plutôt insolites. J’en ai connu certains qui affirmaient avoir immédiatement ressenti, dès leur première rencontre avec elle, le souffle de la mort qui se déplaçait derrière la jeune fille. Pour ma part, elle m’avait semblé tout à fait ordinaire, et je savais pourtant qu’elle n’avait rien d’ordinaire ; aussi m’efforçai-je instamment de découvrir en elle, de déceler, de ressentir ce quelle avait d’inhabituel. Mais je n’ai rien trouvé, rien perçu. Rien qui aurait pu être le signal, l’annonce ou le présage des événements tragiques qui suivirent. Ceux dont elle était la cause. Et ceux qu’elle occasionnait elle-même. »
- Jaskier, Un demi-siècle de poésie

Le Temps du Mépris, Chapitre ?.

— On la nomme Falka. Elle est avec les Rats depuis l’été dernier. C’est aussi un sacré numéro, à ce qu’il paraît…
Le sacré numéro, pour autant qu’avait pu en juger Tuzik, n’était pas tellement plus âgé que sa propre fille, Milena. Les cheveux gris de la jeune brigande s’échappaient par mèches de sous son bonnet de velours orné d’un bouquet de plumes de faisan qui frétillaient insolemment. Elle portait autour du cou un châle en soie couleur pavot, noué en une fantasque cocarde.

Le Baptême du Feu, Chapitre ?.

Vysogota constata une nouvelle fois que les yeux verts et extraordinairement grands de la jeune fille donnaient à son visage un air d’enfant innocent qui, pour l’heure, jurait singulièrement avec sa joue affreusement mutilée. Vysogota connaissait ce type de nature: une sorte d’éternelle enfant aux grands yeux, une physionomie qui éveillait d’emblée la sympathie. Petite fille à jamais, même lorsque son vingtième, et même son trentième anniversaire seraient oubliés depuis longtemps.
La Tour de l'Hirondelle, Chapitre ?.

—J’ai comme qui dirait l’impression que tu te surestimes. Laisse-moi dissiper tes illusions. Si je t’ai ordonné de te déshabiller, idiote, c’est pour vérifier que tu n’as pas sur toi de signes magiques, d’heks ou d’amulettes cachées. Et pas pour admirer ta déplorable nudité. Ne va pas t’imaginer je ne sais quoi. Tu n’es qu’une fille maigre, aussi plate qu’une planche, et, par-dessus le marché, laide comme un pou. Par ma foi, même si ça me démangeait, je préférerais me taper un dindon.
La Tour de l'Hirondelle, Chapitre ?.

Voyons si cela concorde avec les mesures que tu m’as indiquées. Stature, cinq pieds dix pouces... C’est ça. Poids: cent vingt livres... Eh bien, on lui donnerait moins que ça, mais c’est un menu détail. Pour la main, tu avais écrit qu'un gant numéro cinq conviendrait... Montre-moi ta main, jeune demoiselle. Eh bien, cela aussi concorde.
La Tour de l'Hirondelle, Chapitre ?.

La jeune fille a des mécanismes de défense innés, une aura antimagique propre, puissante et substitutive, qui n’est autre que le Sang ancien en fin de compte... Mes superscanners devraient pouvoir la retrouver malgré tout, mais ils n’y arrivent pas.
La Tour de l'Hirondelle, Chapitre ?.

Une psionique, songea-t-elle. Je suis tombée sur une superpsionique. La fille est au moins dix fois plus forte que moi... Heureusement qu’elle ne m'a pas tuée... Par quel miracle suis-je encore consciente?
La Tour de l'Hirondelle, Chapitre ?.

Elle se concentra, serra les poings contre ses tempes. [...]Les oreilles de Ciri se mirent à bourdonner, quelque chose scintilla. J’ai réussi ! jubila-t-elle.
Mais elle comprit aussitôt qu’elle s’était réjouie un peu trop vite. Son fiasco était certainement dû à l’aura hostile, néfaste et paralysante de cet endroit. Elle s’était déplacée, certes, mais elle n’était pas allée très loin. Elle ne se trouvait même pas hors de sa vue : elle était à présent dans le coin opposé de la galerie.

La Tour de l'Hirondelle, Chapitre ?.

D’un geste machinal, elle écarta ses cheveux trempés de son visage et le chevalier poussa un soupir malgré lui. Pas uniquement à cause de son oreille, qui était parfaitement normale et n’avait rien d’elfique ; sa joue était défigurée par une immense et affreuse balafre. Elle avait été blessée. Pouvait-on blesser une fée ?
La Dame du Lac, Chapitre ?.

Plus il l’observait et plus elle perdait son aura de beauté, devenant humaine et ordinaire, pour ne pas dire banale. Il savait néanmoins qu’elle ne l’était pas, qu’elle ne pouvait l’être. Au pied d’Y Wyddfa, aux alentours de Cwm Pwcca, on ne rencontrait pas de jeune fille banale se baignant nue dans les lacs de montagne et lavant une chemise tachée de sang. Peu importe à quoi ressemblait cette jeune fille, elle ne pouvait être une entité terrestre. Pourtant, Galaad regardait désormais librement et sans crainte ses cheveux gris souris, à présent presque secs ; à son grand étonnement, il y distingua des mèches d’un blanc argenté qui brillaient à la lumière du soleil. Il regardait ses mains menues, son petit nez et ses lèvres pâles, son costume d’homme à la coupe un peu fantaisiste, taillé dans une étoffe délicate d’une trame exceptionnellement épaisse. Son épée, dont la facture et l’ornement étaient étranges, qui n’avait rien d’une arme de parade. Ses pieds nus, couverts de sable séché…
La Dame du Lac, Chapitre ?.

— Merci, dame Filippa, dit Ciri au bout d’un instant en s’agrippant aux accoudoirs en forme de têtes de sphinx. Je suis également honorée de la proposition de dame Sheala. Étant donné cependant que le choix de mon nom est, dans cette affaire, l’unique décision qui ne me soit pas imposée, je déclare vouloir m’appeler Ciri de Vengerberg, fille de Yennefer.
La Dame du Lac, Chapitre ?.


Notes et références[]

Notes[]

  1. ↑ Au moment où l'empereur quitte Ciri qu'il a renoncé à emmener, Ciri raconte à Geralt et Yennefer : Il a dit : « va faill, luned ». En Langage ancien : « adieu, jeune fille ». A cette occasion Sapkowski a utilisé le mot polonais dziewczyno, ce qui entérine la traduction française « jeune fille » dans cette phrase prononcée par Ciri. Mais Ciri doit savoir que luned est un mot qui peut avoir deux sens différents et s'interroge sur les raisons du renoncement de l'empereur. Pour qu'elle ne devine pas la vérité, à savoir que Emhyr est en réalité son père Duny et que luned avait dans la bouche de l'empereur la signification réelle de "ma fille", Geralt et Yennefer lui disent tous deux "Ciri ? Ne réfléchis pas."

Références[]

  1. 1,0 et 1,1 Caroline Raszka-Dewez a traduit "pięć stóp i dziewięć cali" en "cinq pieds dix pouces", c'est une erreur. La bonne traduction est "cinq pieds neuf pouces". Même chose pour son poids, elle a traduit " Wagi stu dwunastu funtów" en "cent vingt livres". La bonne traduction est "cent douze livres".
    En Polonais : Sprawdźmy, czy zgadza się z tym, co napisałeś. Wzrostu pięć stóp i dziewięć cali... I tak jest. Wagi stu dwunastu funtów... No, dalibyśmy jej mniej niż sto dwanaście, ale to drobny detal. Ręka, pisałeś, na którą rękawiczka numer piąty pasuje... Pokażmy rękę, jaśnie panno. No, i to zgadza się.
    En Français : Voyons si cela concorde avec les mesures que tu m’as indiquées. Stature, cinq pieds dix pouces... C’est ça. Poids: cent vingt livres... Eh bien, on lui donnerait moins que ça, mais c’est un menu détail. Pour la main, tu avais écrit qu'un gant numéro cinq conviendrait... Montre-moi ta main, jeune demoiselle. Eh bien, cela aussi concorde.
  2. La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 1.
  3. Le Temps du Mépris , Un demi-siècle de poésie.
  4. 4,0 et 4,1 Généalogie - Cirilla
  5. 5,0 et 5,1 La Dame du Lac, Chapitre 9.
  6. L'Épée de la Providence, L'Épée de la Providence.
  7. L'Épée de la Providence, Quelque chose en plus.
  8. La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 9.
  9. 9,0 9,1 9,2 et 9,3 La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 6.
  10. Le Sang des Elfes, Chapitre 2.